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Les Côtes de Nuits 2007 sont des vins de gourmandise avec des différences selon les terroirs. Les vins sont sur le fruit, très souples, gourmands, avec de jolis reflets. Sur ce Clos de la Maréchale, la notion de terroir s’exprime de
manière forte.
Le Clos de la Maréchale, propriété exclusive de la famille Mugnier
depuis les années 1920 est revenu dans l'exploitation à l'issue d'un contrat de
fermage qui aura duré 53 ans.
Le Clos de la Maréchale est le plus grand clos de Côte d'Or
appartenant à une seule famille. Il est situé sur la commune de Premeaux, à la
limite sud de l'appellation Nuits-saint-Georges. Il est entièrement classé en
premier cru.
Ainsi, sur notre Domaine de Chambolle, nous avons, après une
adaptation progressive et non sans risques, cessé d'utiliser des engrais
industriels depuis 1987, des désherbants depuis 1990, des insecticides depuis
1996.
Pourtant nous ne nous reconnaissons ni dans la viticulture bio,
ni dans la biodynamie. Pourquoi ?
Toutes deux sont des approches dogmatiques. L'une et l'autre
postulent qu'il existe a priori des bons et des mauvais produits. Ainsi tout ce
qui est d'origine végétale est supposé sain, et inversement tout produit
synthétisé ou simplement purifié par voie chimique est proscrit.
Deux exemples :
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Le pyrèthre et la
roténone sont
des insecticides naturels
extraits de plantes tropicales. Ils sont donc autorisés en agriculture bio. Ce
sont pourtant des insecticides aussi actifs que les autres, et ils tuent les
insectes, utiles ou nuisibles, sans discernement particulier.
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Le cuivre est le principal moyen de lutte bio et biodynamique
contre le plus grave danger menaçant nos vignes : le mildiou. Mais on sait que
le cuivre s'accumule irréversiblement dans les sols jusqu'à atteindre des
concentrations toxiques pour la micro-faune. Le cuivre est-il moins nocif que
les produits chimiques de synthèse ? Je n'en suis pas sûr.
Notre conviction est qu'il n'y a pas de bon produit en soi. Un
médicament mal utilisé peut tuer, un poison à faible dose peut guérir. L'important
est de limiter les interventions strictement à ce qui est vital. Il faut savoir
parfois tolérer une présence limitée de maladies et de parasites pour permettre
que s’établisse un équilibre naturel. La richesse biologique du vignoble est la
clé de toute viticulture durable.
Pour progresser nous avons besoin de mieux comprendre le milieu
naturel. L’approche scientifique devrait nous y aider. Encore faudrait-il que suffisamment
de
moyens soient réunis pour développer une recherche indépendante
des firmes. Mais ceci est une autre histoire..J-F Mugnier
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